Surgie du passé, elle prépare l’avenir, dans une pause restructurante.
Elle console, éclaire, réconcilie, pour nous reconstruire dans une nouvelle respiration, par l’estime de soi retrouvée, le plaisir éprouvé, dans une direction nouvelle.
Ecrire vient recomposer les débris dispersés d’une émotion toxique comme un rituel magique, chamanique, aurait opéré dans d’autres traditions.
En puisant dans nos capacités créatrices, l’imaginaire canalise le rêve pour lui donner une substance à ressentir.
Ecrire défie l’usure du temps par une stimulation de notre aptitude à nous redresser,
les yeux portés par la lumière, vers soi, vers l’autre, vers toi…
Ecrire, non pas pour laisser une trace mais pour ouvrir un passage…
Ressentir les effets de ses propres écrits et les transformer en retour dans un dialogue au quotidien, interrompus régulièrement par d’autres écrits, déstabilisants, déroutants, dans une autre recomposition encore plus riche, plus atrayante, moins narcissique.
Ecrire et s’étonner en participant à une émotion : c’est se donner rendez-vous dans une régularité décidée, se laisser surprendre et confier à la plume la suite du voyage.
par Gérard Genco.
Génial cet article !
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A reblogué ceci sur Gérard Gencoet a ajouté:
Teste commentaire perso
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